Depuis son indépendance en 1956, et pour faire face à des apports pluviométriques globalement insuffisants et spatialement hétérogènes, le Maroc a mené une politique de gestion des ressources en eau qui a permis une mobilisation relativement efficiente des ressources conventionnelles, surfaciques et souterraines dont dispose le Royaume. 

Toutefois, le secteur de l’eau au Maroc reste confronté à des contraintes majeures liées principalement à la raréfaction des ressources en eau, sous l’effet des changements climatiques, et à l’inadéquation des ressources en eau avec des besoins en eau en croissance continue.

En effet, 80% du territoire marocain est classifié comme aride à semi-aride.
De plus, la demande en eau urbaine devrait augmenter de 60% à 100% dans la plupart des grandes villes d’ici 2050, alors qu’en parallèle les projections climatiques prévoient une réduction des précipitations ainsi qu’une forte baisse de la disponibilité des ressources en eau. Le Maroc devrait entrer dans une situation de stress hydrique dans moins de 25 ans.

La gestion intégrée de l’eau en milieu urbain doit aller de pair avec la gestion intégrée de l’eau et des bassins, et les gestionnaires des eaux urbaines doivent contribuer équitablement à économiser et réutiliser l’eau urbaine au profit d’autres secteurs dépendants de l’eau. 

Marrakech et, par extension, d’autres villes et municipalités du Maroc disposent d’un ensemble d’options diverses pour relever les défis de la sécurité de l’eau en milieu urbain. De nombreuses solutions non conventionnelles associées à des mesures de gestion de la demande s’avèrent prometteuses et rentables, avec moins d’impacts sociaux et environnementaux que les grands projets d’infrastructure reposant sur des barrages et des transferts interbassins.

Pour plus d’informations sur la problématique du stress hydrique au maroc particulièrement nous vous invitons à lire la documentation suivantes :